Le journal français “Le Monde” a consacré un article écrit par Clément Ghys, et dont voici des extraits, d’après ce que le site du journal a publié sur le Barrage d’Assouan qui célèbre ses 50 années. L’impressionnant ouvrage hydro-électrique égyptien fête ses 50 ans. Sa construction, prouesse technique à l’époque, fut suivie de près par le quotidien du soir, dès le 30 mai 1946. C’était il y a cinquante ans. Le 15 janvier 1971, le Président égyptien Anouar El-Sadate inaugurait le Haut Barrage d’Assouan, construction hydro-électrique à 860 kilomètres au sud du Caire. Paul Balta, grand spécialiste du monde arabe pour Le Monde, n’avait pas peur des superlatifs. Il évoquait un « ouvrage titanesque », la « Grande Pyramide du vingtième siècle », ajoutant qu’avec cet édifice « les Egyptiens relevaient un double défi : celui de leur passé et celui de l’Occident ». Deux ans plus tôt, en février 1969, Le Monde avait dépêché Claude Lamotte en reportage. Impressionné par ce qui se bâtissait, comme le sauront les visiteurs, touristes ou journalistes, qui comprendront que les superlatifs n’ont rien d’exagéré, il décrivait le paysage : « Quarante-trois millions de mètres cubes de roches de béton et de sable, 3 600 mètres de long, 980 mètres de large, 111 mètres de haut, six tunnels, douze turbines dont six tournent déjà, et bientôt 10 milliards de kWh par an, le double de l’actuelle capacité totale d’énergie de tout le pays. C’est aussi 157 milliards de mètres cubes d’eau emprisonnée (cent cinquante fois le lac d’Annecy) »